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Méli-Mélo

Découverte

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 17:44

Que peut-il?  Tout

Qu'a-t-il fait?  Rien

Avec cette pleine puissance,

en huit mois un homme de génie

eût changé la face de la France,

de l'Europe peut-être.

Seulement voilà, il a pris la France

et n'en sait rien faire.

Dieu sait pourtant que le Président se démène;

Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets;

Ne pouvant créer, il décrète;  il cherche

à donner le change sur sa nullité;  C'est

le mouvement perpétuel;  mais, hélas !

Cette roue tourne à vide.

 

L'homme qui, après sa prise de pouvoir

a épousé une princesse étrangère

est un carrièriste avantageux.

Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots,

ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir.

Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort.

Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse.

Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit

et qu'ensuite on mesure le succés et qu'on le trouve énorme,

il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise.

On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds,

lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue !

 

Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde,

d'un homme médiocre échappé.

 

Victor Hugo dans "Napoléon, le petit"

Réédité chez Actes Sud.

 

Napoleon-iii.jpeg

 

Amicales-pensees.gif

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Published by surfingmoune - dans De tout et de rien
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commentaires

danielle 25/08/2011 18:37



j'ai bien aimer lire ce long texte j'ai même savourer excellent et vrai je t'embrasse dan



surfingmoune 30/08/2011 00:09



Je suis contente de savoir qu'à la lecture de ce texte tu as passé un agréable moment.


Bises nocturnes



mamie mouette 19/08/2011 20:58



je lisais , je lisais et je me disais , je le connais le petit bonhomme  , mais ce n'était pas le bon !


quoi que  !!! il est vraiment comme celui à qui je pense


des bisous bonne fin de semaine


chaude chaude chaude .



surfingmoune 24/08/2011 16:36



C'est bizarre ... beaucoup ont été comme toi à penser à un autre petit bonhomme!!


Il fait toujours aussi chaud.


Bises et bonne fin d'après-midi



jeanine et rené 18/08/2011 08:00



un grand écrivain Victor Hugo ... ses démélés avec Napoléon III sont bien connus et le texte va tellement bien avec un certain Président , que nous connaissons bien, que j'ai mis , dans mon
commentaire précédent , une phrase prononcée par ce dernier, mais qui sortie du contexte actuel ne veut plus rien dire...je te prie de m'excuser, bonne journee, bisous   



surfingmoune 19/08/2011 18:47



Non, ne t'excuse pas.


Cette phrase a bel et bien été prononcée et venait aussi d'un "petit" et comme tu  as vu une réelle ressemblance entre ces 2 hommes, cette phrase
t'est venue naturellement à l'esprit.


Prenez soin de vous.


Bises à tous deux et caresses à Cannelle.



Françoise 17/08/2011 21:36



Pourquoi as-tu mis un portrait de Napoléon I° ? C'est Napoléon III qui est Napoléon le Petit aux yeux de Victor Hugo.


Pour le texte, il faut se rapporter au livre qui sort ce mois-ci 200 citations. Ma foi, les grands hommes ont bel et bien disparu. Tout est devenu "petit", monde de bassesses.


A bientôt.



surfingmoune 19/08/2011 18:33



Merci Françoise de ma le faire remarquer.


J'ai plusieurs portraies des "Napoléon" et je n'ai pas mis le bon.


Voilà je viens de rectifier mon erreur.


Amicales pensées.



babeth 17/08/2011 14:24



IL EN AURA FAIT POURTANT CE PETIT HOMME QUI FUT GRAND POUR ELLE... Il fut de ces hommes que ne vécurent que pour la France.. idéologie, fanatisme , qu'importe il apporta des idées qui firent
grandir..


amitiés babeth



surfingmoune 19/08/2011 18:22



Amitiés pour toi aussi et bonne fin de semaine.



Satine 17/08/2011 12:05



Les mots de Victor Hugo ! Toujours aussi poignants.



surfingmoune 19/08/2011 18:29



Un grand homme ee Monsieur qui savait très bien nous décrire son époque.


Bonne fin de journée.



jeanine et rené 17/08/2011 08:02



ah oui bien trouvé, ajoutons la" délicate" phrase historique qu'il a prononcé..."casse toi pauvre con" ! amitiés et bisous chere Monique 



surfingmoune 19/08/2011 18:28



Elle pourrait être le sujet d'un autre poème si Victor Hugo était encore de ce monde.


Bises à tous deux t bon week-end.



patriarchNou 17/08/2011 06:25



Sourire... je n'y pensais plus du tout.... merci de nous le rappeler....


 


Belle journ&ée avec bises.



surfingmoune 19/08/2011 18:26



De rien;  Il y a des poèmes qui ressortent de temps en temps.


Prends soin de toi avec cette forte chaleur.


Bises à vous deux.



Le ch'timi 17/08/2011 00:28



Insomnie.....


Merci de ce billet...


http://letempsdescerises59.over-blog.com/article-article-sans-titre-58454348.html


 


un autre dans le même sens ( interdit ) Amitiés


Patrick



surfingmoune 19/08/2011 18:25



J'ai reçu ce poème il y a quelque temps et j'ai pensé que ce serait sympa de le partager avec mes amis bloggueurs.


Je ne savais pas que toi aussi tu l'avais sur ton blog.


Bonne fin de journée


Amicalement



Le ch'timi 17/08/2011 00:22



Passage de nuit


 


Passage de nuit,



Vous l'avez peut-être déjà lu ? Il y
a beaucoup de similitudes.


A notre époque informatisée, on pourrait
parler de "copier-coller".  



Entretien accordé à Victor Hugo sur Napoléon III




ENTRETIEN AVEC VICTOR HUGO

Vous semblez vous tenir très informé de l’actualité politique française. Quel regard portez-vous sur notre nouveau président ?

Victor Hugo : Depuis des mois, il s’étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la
roue… Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas. Des panégyristes, il en a plus que Trajan. Une chose me frappe pourtant, c’est que dans toutes les qualités qu’on lui
reconnaît, dans tous les éloges qu’on lui adresse, il n’y a pas un mot qui sorte de ceci : habilité, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien
choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clés bien faites. Tout est là… Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ;
ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.

Derrière cette folle ambition personnelle décelez-vous une vision politique de la France, telle qu’on est en droit de l’attendre d’un élu à la
magistrature suprême ?

Victor Hugo : Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Ce sont des envies de
dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l’assaisonnait de cette façon. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit, et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve si
énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l’aventure et l’aventurier… On ne trouve au fond de l’homme et de son
procédé que deux choses : la ruse et l’argent…Faites des affaires, gobergez-vous, prenez du ventre ; il n’est plus question d’être un grand peuple, d’être un puissant peuple, d’être une nation
libre, d’être un foyer lumineux ; la France n’y voit plus clair. Voilà un succès.

Que penser de cette fascination pour les hommes d’affaires, ses proches ? Cette volonté de mener le pays comme on mène une grande entreprise ?

Victor Hugo : Il a pour lui désormais l’argent, l’agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort et tous les hommes qui passent
si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a à enjamber que la honte…Quelle misère que cette joie des intérêts et des cupidités… Ma foi, vivons, faisons des affaires, tripotons dans les
actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l’argent ; c’est ignoble, mais c’est excellent ; un scrupule en moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se
rue, on fait antichambre, on boit toute honte…une foule de dévouements intrépides assiègent l’Elysée et se groupent autour de l’homme… C’est un peu un brigand et beaucoup un coquin. On sent
toujours en lui le pauvre prince d’industrie.

Et la liberté de la presse dans tout çà ?

Victor Hugo (pouffant de rire): Et la liberté de la presse ! Qu’en dire ? N’est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette
presse libre, honneur de l’esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?

_______________________________________

*Toutes les réponses de Victor Hugo proviennent de son ouvrage « Napoléon le Petit », le pamphlet républicain contre Napoléon III.



http://letempsdescerises59.over-blog.com/article-a-mediter-54253543.html


amicalement


Patrick


 



surfingmoune 19/08/2011 18:16



Bravo voilà une autre façon de présenter l'opinion de Victor Hugo sur "Le Petit".


Bonne fin de journée et agréable week-end


Pensées caniculaires.



Jardinette 16/08/2011 17:56



Je pense que tu n'as pas choisi ce texte pour rien!!!


Gros bisous et bonne semaine


Jardinette



surfingmoune 19/08/2011 18:10



Euh ... peut-être pas!


Je l'ai reçu et ai trouvé qu'il pouvait s'appliquer à qui tu penses !


Bises de fin de journée.



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