/image%2F1541116%2F20210903%2Fob_ee06a5_le-saviez-vous-copie.jpg)
Coiffeur
/image%2F1541116%2F20210903%2Fob_977441_coiffeur.gif)
Activité fourre-tout au XIIè siècle, ce métier a connu bien des mutations.
Les coupeurs de cheveux, un métier juteux au XIXè siècle.
Des commerçants peu scrupuleux s’adonnaient à l’époque à un trafic de cheveux très prospère. Sur la place du village, les jours de foire, ils présentaient un étalage riche en étoffes, rubans et autres babioles. Leur but : inciter les femmes à sacrifier leur chevelure ou un bout de natte contre quelques articles de faible valeur.
Les marchands opéraient souvent l’été, période propice pour se débarrasser de sa toison, et sectionnaient la chevelure en de rapides coups de ciseaux de peur que la cliente ne change d’avis..
Vendre ses cheveux était alors considéré comme un déshonneur.
Le butin était ensuite revendu à des perruquiers .
Les marchands de cheveux ont mis fin à leur activité lors de la Première Guerre Mondiale, mais pratiquent toujours dans certaines contrées comme en Inde.
C’était … un Barbier
/image%2F1541116%2F20210903%2Fob_be3eb9_coupe-chou.jpeg)
Au Moyen Age , le coiffeur officie surtout en tant que barbier.
Dans son échoppe, muni de son coupe-chou, il rase et coupe les cheveux mais pratique aussi des saignées, arrache les dents et panse les blessures.
Déjà, quelques perruquiers soignent en privé les têtes princières.
Les élégantes sont alors coiffées par leurs femmes de chambre, appelées chambrières.
Au XVIIè et XVIIIè siècles le métier change grâce à la mode des perruques pour hommes. Le roi Louis XIV, qui arbore de luxueux et volumineux postiches pour rehausser sa stature, crée une corporation de 200 perruquiers en 1656. Mais la Révolution entraîne la disparition des postiches poudrés comme celle de leurs fabricants.
Entre temps les barbiers ont troqué le bistouri contre des ciseaux et se consacrent, dès la fin du XIXè siècle, à la coupe de cheveux pour hommes.
Les coiffeurs pour dames ouvrent les portent de leurs premiers salons spécialisés au début du XXè siècle.
Des expressions au salon
Cartonner madame.
On emploie cette expression pour dire que l’on fixe une coiffure avec de la laque.
Déboiser la colline
Une image expressive qui traduit simplement le fait de couper les cheveux.
Monter en choucroute
Cette locution fait allusion au plat garni et signifie donner du volume et de la hauteur à une coiffure.
Etre coiffé comme un dessus de bras
On décrit ainsi une personne qui se montre très mal coiffée.
Eplucher le cheveu ou le vider
Le vocabulaire utilisé est proche de celui réservé à la description des légumes et des fruits. Ici la locution veut dire « effiler » enlever de l’épaisseur à la chevelure.
Passer à la cuisson
S’emploie pour la cliente qui met la tête sous le casque pour sécher ses cheveux.
Des mots autour de la coiffure
Un merlan, en argot, surnom donné au coiffeur.
Ce sobriquet s’adressait aux perruquiers qui poudraient les postiches à l’aide de farine, de même que l’on saupoudre le poisson avant de le frire.
Un coiffe-tif ou un tiftire autre surnom donné aux coiffeurs.
Un barbouilleur, technicien spécialisé aussi bien dans la teinture que dans la permanente.
Le bigoude
/image%2F1541116%2F20210903%2Fob_5a7e7c_bigoudi.png)
Diminutif du petit objet qu’est le bigoudi.
Une choucroute
/image%2F1541116%2F20210903%2Fob_55d5e0_choucroute.jpeg)
Chignon volumineux de cheveux crêpés sur le haut de la tête.
Une pâquerette
/image%2F1541116%2F20210903%2Fob_a0c6ac_la-cataaaa-k.jpeg)
Colorant raté qui fait des tâches
Expressions avec le mot cheveux
- Arriver comme un cheveu sur la soupe = Arriver à l’improviste
- Avoir les cheveux en bataille = Être décoiffé, échevelé
- Avoir mal aux cheveux = Avoir mal à la tête
- Avoir un cheveu sur la langue = Zozoter
- C’est tiré par les cheveux = se dit de quelque chose qui n’est pas logique, simplifié à l’excès
- Avoir les cheveux au vent = être au grand air
- Couper les cheveux en quatre = Être tatillon, être très minutieux
- Faire dresser les cheveux sur la tête = Inspirer un sentiment d’horreur
- Il s’en est fallu d’un cheveu … = Cela a failli arriver, se produire
- Manquer d’un cheveu = Manquer de peu, échouer de peu
- S’arracher les cheveux = Être furieux, désespéré
- Se faire des cheveux blancs = Se faire du souci
- Se manger les cheveux en salade = Avoir peu à manger
- Se prendre aux cheveux = Se battre
/image%2F1541116%2F20210903%2Fob_a0ce19_image-2021-09-03-133832.png)