La montagne se découpe Sous un ciel bleu d'azur Sur ses cimes des nuages s'enroulent L'air semble si pur
Zébrant la voute céleste Des avions ont laissé des traces Et de mon regard j'embrasse L'horizon de l'Ouest à l'Est
Annonçant du monde le réveil Timidement apparaît le soleil Messager d'une belle journée. En ce début de matinée La montagne de rose se teinte Par un pinceau magique peinte Des gouttes de rosée Semblables à des perles Luisent dans l'herbe verte
Dès l'aube les oiseaux Cachés dans la verdure Que forment les ramures Font entendre leurs chants En voletant gaiment Quel merveilleux cadeau
Quand tout semble encore endormi Une joie profonde m'envahit Car cette heure matinale est mienne Et toutes ces beautés m'appartiennent
Sur la place du village Quelques boutiques ouvrent leurs portes Le boulanger met en vitrine Ses gateaux et viennoiseries Qu'il offre aux regards gourmands Des tout premiers passants Le buraliste rentre journaux et magazines Devant sa porte déposés Les commerçants et clients se saluent Criant "Bonjour", "Bonjour" d'une voix forte En éclairant leur visage D'un sourire plein de chaleur. Déjà quelques véhicules circulent Travailleurs de nuits ou fêtards attardés Croisent ceux qui vont à leur labeur
Une nouvelle journée commence Et si je veux rentrer dans la danse Mes activités dois reprendre Et aux tâches journalières faire face En attendant d'autres matins Où le monde, à nouveau, sera mien.