En revenant de l'école Je rencontrais Marie-Lou Petit Pierre et Anatole Qui me criaient "Hou, Hou, Hou" "Viens donc te joindre à nous On fera les quatre cents coups
En se tenant par la main On courait sur le chemin Qui longeait un petit ruisseau. Le clapotis de l'eau Nous faisait un doux refrain Il y avait des églantiers Des chênes et des noisetiers
Nous allions dans le bois Où nous attendait Benoît En compagnie de ses copains Du village voisin
Alors on devenait chasseurs Explorateurs ou vaillants chevalliers Pour défendre notre Princesse Capturée par l'équipe adverse. Marie-Lou était si belle Que nous étions tous amoureux d'elle.
Agiles nous étions Et aux arbres grimpions Nous balançant aux branches. Une cabane de planches Notre domaine était Et on la défendait Avec beaucoup d'énergie Contre d'invibles ennemis
Lorsque le soleil déclinait Nous devions tous nous séparer Chacun de nous rentrait chez soi C'était devenu notre loi Nous reprenions livres et cahiers Car bien qu'aimant nous amuser Nous étions de bons écoliers
Tout ceci n'était que jeux Sans rivalité ni jalousie Adultes nous sommes restés amis En souvenir de ces moments heureux.
Merci pour ces mots qui nous renvoient à notre propre enfance qu'il fait bon retrouver parfois. Que serait ce monde tout gris sans la poésie et les poètes...? Amicalement Marielle